LE 3e SCEAU
Fidèle à notre engagement d’éclaircir sur les points obscurs du Livre des révélations (L’Apocalypse), nous entamons aujourd’hui son 6e chapitre.
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Apocalypse 6 :5 : « Quand il ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant qui disait: Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main ».
LE CHEVAL NOIR
« Ses princes étaient plus éclatants que la neige, Plus blancs que le lait; Ils avaient le teint plus vermeil que le corail; Leur figure était comme le saphir. Leur aspect est plus sombre que le noir; On ne les reconnaît pas dans les rues; Ils ont la peau collée sur les os, Sèche comme du bois ». (Lament. 4:7-8)
Les princes d’Israël étaient les têtes couronnées ayant la gloire manifestant l’éclat. Ils brillaient comme la lumière, révélant la vie car la vie est la lumière des hommes (Jn. 1 :4) ; ils sont identifiés à la blancheur. Mais ils ont perdus leur éclat pour devenir plus sombre que le noir ; ils sont devenus ténèbres.
Le diable est identifié au prince de Tyr brillant de son éclat au milieu des pierres étincelantes, il fut jeté par terre (Ez. 28 :2-18). Cela est aussi synonyme de la perte de l’éclat (ou de la blancheur) car il est réduit en cendres qui sont noires. Celles-ci expriment la destruction, le bois sec sans vie. Ils ont la peau collée aux os à cause de la souffrance comme le dit Job : « Mes os sont collés à ma peau et à ma chair, C'est à peine si je m'échappe avec la peau de mes dents » (Job 19:20).
Lorsque la chair se dégrade sous la peau, celle-ci devient noire : « Mes entrailles bouillonnent sans cesse, Des jours de souffrance m'ont surpris. Je m'avance tout noirci, mais non par le soleil ; Je me lève dans l'assemblée, et je crie.
Ma peau noircie tombe de dessus moi, Mes os brûlent, tant ils sont sec » (Job 30:30).
Job était devenu noir après avoir perdu toute sa richesse, celle qui faisait sa gloire, son éclat.
Les os desséchés sont le symbole de la mort, par la putréfaction de la chair la mort prive les os de leur chair. Et il me dit : Fils d'homme, ces ossements-là , c'est toute la maison d'Israël. Voici ils disent : Nos os sont devenus secs ; notre espérance n'est plus ; nous sommes perdus. C'est pourquoi prophétise et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur l'Eternel : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous ferai remonter hors de vos tombeaux, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur le sol d'Israël. Et vous saurez que je suis l'Eternel, quand j'ouvrirai vos tombeaux et que je vous ferai remonter hors de vos tombeaux, ô mon peuple. (Ez. 37:11-13)
Quand le corps ne se nourrit pas, quand il manque le pain, il a la peau noire et les os portant ainsi la mort en sein.
Le cheval noir, c’est la mort par la famine. Celui qui le monte prive, tous ceux qui viennent à lui, de la nourriture afin que mort s’ensuive. La mort dans ce cas ne vient plus d’un fait extérieur mais ronge au sein de l’homme ; ce dernier voit ses os brûlés, sa chair consumée.
LA BALANCE
C’est un instrument destiné à mesurer le poids des corps ou des masses d’objets solides ; il est aussi utilisé comme symbole de la justice. Nous voyons que dans le commerce, la balance est largement employée pour la quantification des produits de vente.
Celui qui monte le cheval noir a dans sa main une balance. Et comme vu dans "le Livre scellé de sept sceaux", la main c’est le ministère, elle caractérise l’œuvre. L’œuvre de celui qui monte le cheval noir est destructrice et ne reflète nullement la justice.
« Vous ne commettrez point d'iniquité en affaires, ni dans les mesures de longueur, ni dans les poids, ni dans les mesures de capacité. Vous aurez une balance juste, des poids justes, un épha juste et un hin juste : je suis l'Eternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir d'Egypte» (Lév. 19 :35-36).
La balance juste exprime la justice, celle qui est falsifiée est rattachée à l’iniquité.
« Le mystère de l'iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. Et alors paraîtra l'impie... L'apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l'iniquité pour ceux qui périssent parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d'égarement, pour qu'ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice, soient condamnés » (2 Th. 2:7-12). Le diable a le ministère de l’iniquité qui agit déjà en ce temps par la falsification des balances. Ses ministres utilisent des balances injustes, iniques pour que ceux qui les écoutent consomment le mensonge. La faim pousse ceux qui la ressentent à se fier aux fraudeurs parce qu’ils leur présentent des instruments de mesures qui ne devraient pas être usités.
L’instrument de vérification des mesures est la parole de notre Dieu : « Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin…C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture. Voici l'écriture qui a été tracée: Compté, compté, pesé, et divisé. Et voici l'explication de ces mots. Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. Divisé: Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses » (Dan. 5 :23-28).
Le roi s’est élevé contre Dieu parce qu’il a foulé aux pieds la parole de Dieu qui consistait à ne pas faire usage des ustensiles du temple pour des besoins personnels, pour la satisfaction de la chair, son acte a été mesuré par la balance qui est la parole de Dieu et a été trouvé contraire à celle-ci.
L’Église fait toutes choses en conformité avec les écritures, lorsque l’enseignement et la vie de l’Église ne se conforment pas à la parole qui fut mise par écrit pour qu’elle soit conservée pour des générations futures, cette Église est légère car elle profane la parole de notre Seigneur Jésus-Christ. Les Églises se sont égarées parce qu’elles ont des balances fausses, elles vérifient la vérité sur les paroles des hommes et sur leurs pensées.
Les pensées des hommes sont loin des pensées de Dieu car comme Il dit « mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, Dit l'Éternel » (Es. 55:8). Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre: Arrière de moi, Satan ! Tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes (Matth. 16:23).
Pierre eut une pensée diabolique parce qu’elle ne se conformait pas à la prophétie qui disait que le Christ devrait souffrir et mourir. Il voulait rester auprès du Seigneur, cela était une bonne pensée charnelle mais satanique.
L’homme est la fausse balance car il n’est pas juste, ses pensées sont corrompues par les désirs de la chair qui sont la nourriture du diable.
L’Église de Christ se réfère à la parole de son époux et non à la parole d’un homme.
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LE COMMERCE
Apocalypse 6 :6 : « Et j'entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait: Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d'orge pour un denier; mais ne fais point de mal à l'huile et au vin ».
Dans le commerce, il y a des règles fixées pour éviter la fraude, la tromperie et la cupidité. Cette dernière incite à rechercher les bénéfices exorbitants au détriment de la population. Le législateur fixe la loi de l’offre et de la demande, il élabore les règles sur les prix des articles qu’il faudrait respecter pour éviter les sanctions qui se traduisent par des amendes.
Sur ce, la voix qui fixe les règles de la vente est celle qui vient du milieu des quatre êtres vivants : « Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre » (Apoc. 5:6). C’est la voix de l’agneau qui fixe les prix des marchandises. Ce qui implique que le non respect des règles entraine des sanctions. Il a autorité sur le blé et sur l’orge que les acheteurs et les vendeurs doivent ensembles échanger dans les principes établis.
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A LA LOI ET AU TEMOIGNAGE
Ce n’est pas la première fois que Dieu puisse fixer les prix des denrées alimentaires : « Élisée dit: Écoutez la parole de l'Éternel! Ainsi parle l'Éternel: Demain, à cette heure, on aura une mesure de fleur de farine pour un sicle et deux mesures d'orge pour un sicle, à la porte de Samarie » (2 Rois 7 :1).
Nous avons la légitimité de nous demander qu’est-ce que l’Eternel vient faire dans la fixation des prix ? Toute écriture est inspirée et rend témoignage de Jésus-Christ. Notre Seigneur Jésus s’identifie lui-même à un grain de blé : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn. 12:24). De surcroît, Il est le pain de vie et le pain est fabriqué à partir de la farine de blé. La mort du grain de blé correspond à le moudre en poussière pour obtenir la farine. Le Seigneur Jésus est représenté par la mesure de la fleur de farine de blé qui correspond à deux mesures d’orge puisqu’elles se valent et coûtent un sicle.
Gédéon nous explique ce que signifie l’orge :
« Gédéon arriva; et voici, un homme racontait à son camarade un songe. Il disait: J'ai eu un songe; et voici, un gâteau de pain d'orge roulait dans le camp de Madian; il est venu heurter jusqu'à la tente, et elle est tombée; il l'a retournée sens dessus dessous, et elle a été renversée. Son camarade répondit, et dit: Ce n'est pas autre chose que l'épée de Gédéon, fils de Joas, homme d'Israël; Dieu a livré entre ses mains Madian et tout le camp » (Jg. 7:13-14).
Le pain d’orge est l’épée de Gédéon, nous savons que l’apôtre Paul parle de l’épée comme la parole : "prenez… l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu" (Eph. 6:17). Les deux mesures d’orges sont les deux portions de la parole de Dieu qui annoncent le Christ. « Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit: Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph » (Jn. 1:45). Moïse donna la loi au peuple et les prophètes rendirent témoignage pour que le peuple reçusse la vie par la lumière : « A la loi et au témoignage! Si l'on ne parle pas ainsi, Il n'y aura point d'aurore pour le peuple » (Es. 8:20).
L’aurore est le lever du soleil, qui apporte la lumière aux hommes. Pierre, Jean et Jacques virent ce soleil sur la montagne de transfiguration où ils exprimèrent la joie de demeurer en sa présence : « Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s'entretenant avec lui » (Matth. 17:2-3). Pierre rend témoignage de cette expérience en ces termes : « Ce n'est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais c'est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux... Et nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne. Et nous tenons pour d'autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour vienne à paraître et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs » (2 Pi. 1:16-19).
La voix dit Jésus, le fils ayant toute l’affection du Père, devrait être écouté. Sa parole est la vérité, celle-ci est établie par deux témoins, Moïse et Elie qui sont les ailes du soleil (Malachie 4 :2) de la justice.
Romains. 3:21 : « Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes ». Aucune vérité ne peut échapper à cette règle de deux témoins ou des deux mesures d’orge. Paul et les autres apôtres annoncèrent la bonne nouvelle du royaume des cieux de cette manière lorsque Paul enseigne que les femmes ne doivent pas prêcher dans les assemblées des saints, ou lorsqu’il enseigne sur les salaires de prédicateurs : « Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi » (1 Corinth. 14:34). « Qui jamais fait le service militaire à ses propres frais? Qui est-ce qui plante une vigne, et n'en mange pas le fruit? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait du troupeau? Ces choses que je dis, n'existent-elles que dans les usages des hommes ? La loi ne les dit-elle pas aussi ? » (1 Corinth. 9:7-8).
Une Église qui n’est pas fondée sur les enseignements des prophètes et des apôtres, les deux témoignages de la vérité, est celle qui mange la nourriture vendue par le diable monté sur le cheval noir. Privant ainsi, le peuple du pain de vie que notre Seigneur Jésus-Christ nous vend.
LA LOI, LES PROPHETES ET LES PSAUMES
Le Seigneur, l’agneau au milieu des quatre êtres vivants, fixe les règles bien claires pour vendre : un denier pour trois mesures d’orge et un denier pour une mesure de blé. L’humble Joseph après être rejeté par ses frères se retrouva en Egypte en train de leur donner le blé : Joseph commandait dans le pays; c'est lui qui vendait du blé à tout le peuple du pays (Gen. 42:6).
C’est le vendeur qui fixe le prix, Joseph est l’ombre de Jésus-Christ qui vint chez les siens (israélites), mais les siens ne l’ont point reçu mais Il fut reçu par nous les gentils (égyptiens). Comme Joseph, le Christ vend le blé.
L’orge est utilisée pour le pain, celui qui fut donné pendant la dispensation de la loi comme nous l’avons vu à la loi et au témoignage. Dans l’Apocalypse, nous voyons que l’orge est divisée en trois mesures, ceci voudrait dire que la parole de Dieu est aussi subdivisée en trois parties. Sur le chemin d’Emmaüs avec les deux disciples, avant de se révéler à eux, le Seigneur Jésus leur parla en ce qui le concerne dans la loi et les prophètes. Il leur vendit les deux mesures d’orge. « Alors Jésus leur dit: O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu'il entrât dans sa gloire? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait » (Luc 24:25-27).
Une fois arrivé au village, le Seigneur Jésus-Christ rompit le pain et se révéla à eux. Comme la nuit où il fut livré, il prit du pain, le rompu et le donna à ses disciples et il prit ensuite le vin dans une coupe, qui est le sang de l’alliance, leur donna pour boire. Le sang est la vie, l’esprit. Lorsque le témoignage du sang s’ajouta car il vient après la rupture du pain, les disciples du chemin d’Emmaüs le reconnurent. Le Seigneur apparut à ses apôtres qui étaient dans la maison, il leur parla en ce qui le concernait : Puis il leur dit: C'est là ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous, qu'il fallait que s'accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. Alors il leur ouvrit l'esprit, afin qu'ils comprissent les Écritures (Luc 24:44-45).
La loi, les prophètes et les psaumes sont les trois mesures de la parole de Dieu, mesures d’orges qui ne parlaient que de la seule mesure de blé qui est Le Christ Jésus.
Il leur dit cette autre parabole: « Le royaume des cieux est semblable à du levain qu'une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu'à ce que la pâte soit toute levée »
(Matth. 13:33). Le levain n’a pas seulement le sens du péché mais comme le Seigneur lui-même le dit : « Comment ne comprenez-vous pas que ce n'est pas au sujet de pains que je vous ai parlé? Gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens. Alors ils comprirent que ce n'était pas du levain du pain qu'il avait dit de se garder, mais de l'enseignement des pharisiens et des sadducéens » (Matth. 16:11-12).
Naturellement, la levure donne vie au pain comme l’enseignement de Christ nous donne la vie qui est dans les écritures : la loi, les prophètes et les psaumes, car le Seigneur donne l’explication de la loi, les prophètes et les psaumes.
Les deux ou les trois mesures d’orge ne rendent témoignage que de Jésus.
Le témoignage de deux ou trois est vrai, la vérité est notre Seigneur Jésus.
Le Seigneur Jésus est la lumière et la vie de la parole de Dieu, ainsi toute révélation doit être soutenue par la loi, et les enseignements des prophètes et des apôtres.
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LE VIN ET L’HUILE
Lors des noces de Cana, Marie demanda le vin à Jésus qui lui répondit que son heure n’était pas encore venue (Jn. 2:3-4). La question naturelle que nous devons nous poser est : De quelle est l’heure s’agissait-il ? Le Seigneur Jésus donne la réponse en déclarant : « Maintenant mon âme est troublée. Et que dirais-je?..., Père délivre-moi de cette heure?... Mais c'est pour cela que je suis venu jusqu'à cette heure... Maintenant a lieu le jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi. En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir » (Jn. 12:27-33). Souvenez-vous, la nuit où il fut livré il prit la coupe, la donna à ses disciples en disant : « Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés » (Matth. 26:27-28).
Le vin qui manqua parlait du sang de l’alliance, ce dernier devrait être donné à l’heure de la mort pour sceller l’alliance. Tandis que la mort du Seigneur annonce son départ et le don du Saint Esprit : « Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai » (Jn. 16:7). Ainsi, Le Saint-Esprit est le signe qui scelle l’alliance que le Seigneur Jésus fait avec nous. « Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, Après ces jours-là , dit l'Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d'eux, Je l'écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. (Jér. 31:33)
Le fait marquant la nouvelle alliance est l’écriture dans le cœur de la loi de Dieu. Celle-ci se fait par l’action de l’Esprit de Dieu comme le déclare l’apôtre Paul : « Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs » (2 Corinth. 3:3).
Le vin est l’Esprit donné comme signe de l’alliance qui nous permet de faire nôtre la parole de Christ, il nous permet de saisir la pensée de la parole de Dieu et de la vivre au quotidien.
Après avoir dit: Voici l'alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là , dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute: « Aucun n'enseignera plus son concitoyen, Ni aucun son frère, en disant: Connais le Seigneur! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu'au plus grand d'entre eux » (Hébr. 8:11).
La Bible dit : Celui qui pèche, ne l’a point connu, celui qui garde ses commandements, l’a connu et Dieu le connaît. Le péché est la transgression de la loi, et l’homme charnel définit la lettre (la loi) par rapport à la lettre. Ainsi, les pharisiens condamnèrent les disciples qui cueillaient les épis un jour de sabbat (jour de repos selon la loi) mais le Seigneur Jésus leur répondit : N'avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les sacrificateurs violent le sabbat dans le temple, sans se rendre coupables? Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n'auriez pas condamné des innocents (Mat 12:5-7).
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Nombres 18:8 : « L'Éternel dit à Aaron: Voici, de toutes les choses que consacrent les enfants d'Israël, je te donne celles qui me sont offertes par élévation; je te les donne, à toi et à tes fils, comme droit d'onction, par une loi perpétuelle».
Les offrandes par élévation sont données aux sacrificateurs comme droit d’onction, et Paul se réfère à cela pour enseigner sur le droit du prédicateur : « Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l'autel ont part à l'autel? De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile » (1 Corinth. 9:13-14).
Par là nous voyons comme il rattache l’onction à la prédication, car l’onction fut accordée pour qu’Aaron et ses fils exercent le service.
Et l’apôtre Jean de confirmer ce rattachement en déclarant que « vous avez reçu l'onction de la part de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance » (1 Jn. 2:20).
La connaissance, nous l’acquérons par l’enseignement et l’instruction c’est ainsi que l’apôtre Jean ajoute, « l'onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu'elle est véritable et qu'elle n'est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu'elle vous a donnés » (1 Jn. 2:27).
L’onction est un enseignant et il s’agit de l’Esprit du Seigneur, il nous enseigne toutes choses, il prend tout ce qui est à Jésus et nous le révèle pour que nous ayons la connaissance des mystères du royaume des cieux cachés pour ceux qui ne lisent ou n’écoutent que la parabole. Celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises.
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NE PAS FAIRE DU MAL À L’HUILE ET AU VIN
Il est vrai que toute écriture est inspirée de Dieu, utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger et pour instruire dans la justice. Or la justice des pharisiens consiste à la pratique des œuvres selon la lettre, cependant celle de Dieu est manifestée par les œuvres de la foi. Notre père Abraham fut justifié par les œuvres de la foi. (Jac. 2 :21).
Essayons de saisir notre leçon.
Premier exemple : Abraham eut plusieurs femmes –ainsi que Jacob, David et Salomon pour ne citer que ceux-là – ; ces femmes furent allégoriques et l’apôtre Paul enseigna sur un des aspects imagés de celles-ci en parlant d’Agar et de Sara comme l’alliance de Sinaï et celle établie par Jésus au travers de son sang (Gal. 4 :22-26). Ainsi Agar bien que représentant une des femmes d’Abraham, était plutôt une concubine, Ketura aussi, pour ne citer qu’elles (Gen. 25 :1,6).
Jacob, David et Salomon (le summum de la polygamie) eurent des femmes catégorisées en épouses (celles de premier rang) et en concubines (celles de second rang) et cela ne fut que la répétition du langage allégorique d’Abraham mais d’une autre manière.
Le vin nouveau qui est la nouvelle alliance nous permet de comprendre que la multitude des femmes ne parlait que du corps de l’homme, du véritable homme Christ Jésus constitué de plusieurs membres en un seul corps. Ceci pourra être détaillé dans un prochain article qui traitera de la polygamie dans l’ancienne alliance.
L’ancienne alliance, celle de la lettre, consentait –et à illustrer– aux gens du Livre d’avoir plusieurs femmes, cependant l’alliance de l’Esprit démontre que Christ n’a qu’une seule femme. Et nous, comme Christ, ne pouvons nous lier qu’à une seule femme (étant son image). Lorsque l’on fait du mal au vin et à l’huile, on témoignera, par exemple, qu’un saint peut se marier à plusieurs femmes. Et pourrions-nous avoir la force d’appeler ces femmes, sœurs en Christ ou un tel homme, frère en Christ ?
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Deuxième exemple : Un certain concept considère qu’il ne faut écouter qu’un seul homme (un seul prophète comme Moïse) aujourd’hui pour hériter la vie éternelle. Parce que Dieu parle au travers de ses serviteurs les prophètes, les adeptes de cette doctrine prétendent que leur prophète est la seule bouche autorisée. Ils font du mal au vin, car ils confondent l’époque mosaïque à celle de la grâce ; ils font aussi du mal à l’huile car l’onction enseigne que le Seigneur Jésus-Christ a répandu ses dons dans l’Église pour la perfectionner et pour l’édifier au travers l’œuvre du ministère de la parole par les apôtres, les prophètes, les docteurs, les évangélistes et les pasteurs.
Nous avons vu que le vin parle de l’alliance et l’huile de l’enseignement. Ceux qui font du mal au vin et à l’huile, confondent l’alliance et tordent le sens de l’enseignement.
CONCLUSION
Le cavalier sur le cheval noir est l’ennemi qui apporte la mort par la famine en falsifiant la parole de Dieu.
Ainsi ceux qui pensent être une Eglise pour se protéger contre les manigances du diable, sont rongés comme une gangrène de l’intérieur, la chair se détruisant sous leur peau d’agneau.
Il utilise une fausse balance pour priver ceux qui l’écoutent de la révélation des mystères du royaume des cieux car il ne sait pas faire correspondre la loi, les psaumes et les prophètes à l’enseignement des apôtres, Jésus-Christ étant le trait d’union. Cette balance ne reflète nullement les indulgences que les catholiques exigeaient pour l’absolution des péchés de ses fidèles comme le confessent ceux qui croient au « message du temps de la fin ». Déclarant de plus, que faire du mal au vin et à l’huile révèle l’épisode morbide du massacre des protestants par les catholiques.
Lorsque l’on confond l’alliance comme ce fut le cas avec les juifs qui crurent mais qui exigeaient la circoncision de la chair, on fait du mal au vin (Act. 15 :1). Pareillement ceux qui ont annoncé que la résurrection avait déjà eu lieu, eux ont fait du mal à l’huile et donc à l’enseignement (2 Tim. 2 :17-18).
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